Celle-ci commence avec l’apparition des « Russes » dans l’histoire et avec les rivalités et luttes d'influence entre Latins, Vikings et Byzantins. Puis surviennent les premières conversions dans la Rous' de Kiev, qui aboutissent au célèbre "baptême" du prince Vladimir en 988. La Rous' devient alors définitivement chrétienne et reprend le modèle ecclésiastique de Constantinople. L'art chrétien s'épanouit dans la Rous', à Kiev, à Tchernigov, à Novgorod, à Pskov, à Vladimir, à Souzdal... hésitant alors entre prépondérance byzantine et tentation de l'Occident latin.
Après la coupure introduite au XIIIe siècle par l'invasion et la domination mongole, l'art chrétien renaît dans toute sa splendeur dans les grands centres de la Russie médiévale, accompagné par un dynamisme monastique sans précédent, tandis que peu à peu s'impose l'ascendant de Moscou. C'est aussi le temps des peintres Théophane, Roublev et Dionisi.
Au XVIe siècle, Moscou, qui se proclame "Troisième Rome" et devient une "Nouvelle Jérusalem", inaugure sous les règnes de Basile III et Ivan IV le Terrible un nouvel âge d'or de l'art russe, qui culmine avec le couronnement d'Ivan le Terrible comme tsar (1547) et avec l'avènement du Patriarcat de Moscou (1589).
Enfin, après le "temps des troubles", les conflits et renouveaux qui traversent le XVIIe siècle sous les premiers Romanov et la réforme du patriarche Nikon précèdent les changements politiques et esthétiques radicaux imposés par Pierre le Grand.
Cette exposition bénéficie du mécénat de la Fondation Total, GDF SUEZ et Gazprom
En partenariat avec Air France et Thalys.
En partenariat média avec France Info, France Culture, La Tribune et GEO.
Autour de l'exposition, en mars, avril et mai 2010, à l'auditorium du musée : Thématique "Sainte Russie"
Musique filmée "une saison d'opéras russes", Concerts, Colloque, Journée-débat, cinéma