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Leonardo di ser Piero DA VINCI, dit Léonard de Vinci (Vinci, 1452 - Amboise, 1519) La Vierge aux rochers Vers 1483-1486 © Musée du Louvre/A. Dequier - M. Bard |
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Denon
1e étage
Grande Galerie - La peinture en Toscane et en Italie du Nord, XVe - XVIe siècle
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La Vierge aux rochers |
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La spectaculaire Grande Galerie du Louvre occupe une place de choix dans le roman Da Vinci Code puisqu’elle est le décor du début de l’intrigue. Mais bien plus que son parquet à chevrons mentionné dans le livre, c’est sa collection de peintures italiennes qui est remarquable. Quatre des cinq tableaux de Léonard de Vinci que possède le Louvre y sont exposés. Le Da Vinci Code analyse de façon inédite et subversive La Vierge aux Rochers (que Sophie Neveu se permet d’ailleurs de décrocher) : Marie tiendrait dans sa main gauche la tête invisible de Marie-Madeleine dont le cou serait symboliquement tranché par le geste de l’Archange Uriel, à droite. Léonard aurait ainsi indiqué la conspiration de l’Eglise des premiers siècles contre la compagne du Christ. Cette interprétation totalement fantaisiste du tableau pourrait bien avoir été inspirée à Dan Brown par l’œuvre de Bernardino Luini qui est juste à sa gauche : « Salomé recevant la Tête de Saint-Jean-Baptiste ». En réalité, le geste mystérieux de Marie est lié à l’iconographie religieuse traditionnelle : Marie est la mère de Jésus mais elle est aussi l’incarnation de l’Eglise, la « Maison ». Dans le tableau, elle semble donc couvrir de sa main gauche, comme d’une toiture, la tête de son Fils. Le Da Vinci Code transforme ainsi un geste de protection en une représentation métaphorique d’un meurtre. L’histoire de l’art en est violemment malmenée mais l’effet romanesque est total.
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Faites quelques pas vers la droite et placez-vous devant La Vierge, Sainte-Anne et l’Enfant Jésus.
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